10/12/2009 Quartier Gare : le Ministère du Logement nous accorde près de 20 millions d'euros

L’annonce en a été faite jeudi 10 décembre par les élus concernés par le projet, emmenés par Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan, Jean-Paul Alduy, sénateur et président de la Communauté d’Agglomération, et le député François Calvet, en sa qualité de vice-président de l’agglomération en charge du Logement.
Jean-Marc Pujol a rappelé que, durant les dernières années, son prédécesseur à la tête de la mairie « avait su flécher beaucoup d’aides nationales sur les programmes de rénovation urbaine de Perpignan. Les efforts de la Ville sont ainsi reconnus par l’Etat aujourd’hui encore et, cette fois, ce sera le quartier de la gare qui va être bénéficiaire d’un programme de requalification ». En accord avec les associations de riverains et de commerçants présents, Jean-Paul Alduy a dressé le constat que « dans un premier temps, nous avions pensé que le nouveau pôle d’affaire de la gare allait revaloriser le quartier. Mais ça ne suffit pas ». Le premier adjoint au maire, satisfait par ce « nouvel outil », a souligné que le droit de préemption de la Ville allait aussi pouvoir aider un peu à sauvegarder une diversité commerçante parfois menacée autour de la gare. Mais une vingtaine de locaux commerciaux étant toujours vacants sur l’avenue De Gaulle, c’est vraiment d’un nouveau dynamisme dont le quartier avait besoin, et cette aide de l’Etat tombe donc à point nommé.
Le quartier de la gare est un point de passage obligé entre le Centre et le quartier de Saint-Assiscle. La nouvelle gare est ainsi conçue pour faciliter les transits entre ces deux parties de la Ville encore aujourd’hui trop hermétiquement séparées par le chemin de fer.
Dans le détail, sur les 67M.€ que coûtera ce projet, entre 15 et 21 millions seront apportés par l’Etat sur « ce quartier qui compte environ 3700 logements et 5000 habitants qui vont être concernés et bénéficier des aides en question. Les aides ne seront pas limitées aux particulier, mais favoriseront la relance des commerces et l’aménagement ou la rénovation d’équipements de proximité », a précisé François Calvet. « Ce sera surtout un apport formidable pour notre politique du logement social et la lutte contre l’habitat indigne qui sont, vous le savez, l’une de nos priorités ». Un autre problème du quartier de la gare, c’est le taux de 17% de logements inoccupés (alors que la moyenne nationale est à 7%). Le catalogue d’aides devrait donc permettre d’agir sur plusieurs points en même temps.
Comment ? « La loi Malraux autorise à une défiscalisation pour les particuliers réalisant des travaux de réhabilitation sur le périmètre du secteur sauvegardé, dans le centre ville, précise Jean-Marc Pujol, mais cela va désormais s’étendre au quartier Gare avec le nouveau dispositif. Il comprend de nouvelles aides pour l’habitat social, des aides à l’investissement… »
A partir de 2011 et sur sept ans, ce sont donc 160 logements qui vont être recyclés ou restructurés par une acquisition publique ; 530 logements du parc privé seront réhabilités, et une centaine d’autres développés dans le cadre du logement social afin de favoriser la mixité sociale. Mais dès aujourd’hui, et durant toute l’année 2010, une phase de concertation va se dérouler, afin de déterminer quels sont les îlots sur lesquels il faut agir en priorité, en partenariat avec les riverains, les commerçants et leurs associations.
Voici donc un bien joli cadeau de Noël pour Perpignan, et en particulier pour son Centre du Monde qui va ainsi pouvoir retrouver de son éclat… en attendant le TGV !