Les monuments
Le centre-ville historique, au tissu urbain très serré, ne laisse que très peu de place aux parcs et aux jardins.
Les oiseaux ont trouvé là un ultime refuge : les monuments et les bâtiments.
Leur hauteur et les anfractuosités qu’ils recèlent offrent un gîte de choix pour plusieurs espèces qui s’y reproduisent en toute sécurité.
- Le choucas des tours, bruyant corvidé, fréquente les créneaux du Castillet et les platanes aux alentours.
- L’effraie des clochers appelée aussi « dame blanche » hante les clochers et les tours. On peut la voir, comme un fantôme dans la nuit, survoler le Campo Santo et se poser sur le clocher de la cathédrale.
- Le faucon crécerelle, perché sur son poste de guet du palais des rois de Majorque, lance des « kiki-ki » d’alarme ou d’avertissement
- Les martinets noirs et pâles établissent leur nid dans les interstices du Castillet, des tuiles des avants-toits des constructions et profitent de la douceur des soirs d’été pour se poursuivre dans des courses folles, ponctuées de cris stridents.
- Primitivement oiseau des rochers, devenu aussi le commensal de l’homme vivant à l’intérieur des villes, le rouge-queue noir chante sans cesse au printemps du haut de son perchoir favori : une antenne de télévision.
- Revenue de ses quartiers d’hiver africains, l’hirondelle de fenêtre maçonne à l’abri d’un avant-toit son nid composé de boue et de brindilles si on lui en laisse la possibilité.

