La périphérie

Aux alentours de la ville, en bordure des lotissements, des zones industrielles ou commerciales, la nature n’a pas cédé sa place, souvent c’est la campagne à nos portes. Poste de guet idéal pour la migration, le Serrat d’en Vaquer domine la ville et ses environs.

La chevêche d'Athena et la huppe fasciée
  • Dès le mois d’avril, on peut y voir les cigognes blanches, des rapaces et des centaines de passereaux, en route pour le nord de l’Europe, lutter avec obstination contre la Tramontane.
  • Dès la fin de l’hiver, la voix du « poupout », la huppe fasciée du Catalan, anime le petit bois de chênes de Ruscino.
  • Revenu de ses quartiers d’hiver en avril, le rossignol philomène est lui aussi bien présent. Son chant anime sans cesse fourrés et ronciers bordant les friches et les talus, qui accueillent la cisticole des joncs et le tarier pâtre.
  • Les friches de la Llabanère attirent bon nombre d’autres oiseaux. L’alouette des champs ou le cochevis huppé y nichent à même le sol, au pied d’une touffe, bien à l’abri des regards.
  • Le pigeon ramier, la tourterelle des bois et la chevêche d’Athena, préfèrent la tranquillité des bois de chêne non loin de l’Agouille de la Llobère. Pour les deux premiers, un nid sommaire constitué de quelques brindilles posées sur une branche fera l’affaire.
    La petite chouette aux yeux jaunes d’or, quant à elle, devra rechercher une cavité d’un vieux chêne bordant l’Agouille, bien souvent creusée par le pic vert.
  • Traitée de voleuse et mal-aimée, la pie bavarde a toute sa place dans la nature.
    Ses nids volumineux et solides, seront occupés plus tard par beaucoup d’autres oiseaux piètres bâtisseurs, comme le hibou moyen-duc et le faucon crécerelle.