Principaux éléments à retenir des diagnostics de 2012

Le diagnostic des émissions de gaz à effet de serre (GES) sur le territoire de Perpignan,

Réalisé à partir de la méthode Bilan carbone*, il s’élève à 1,1 Million teq CO2 ; soit une moyenne de 9,2 teqCO2/ habitant.

Cette moyenne est inférieure à celle constatée au niveau national qui est de 12,2 teqCO2 (source service de l’observation et des statistiques du Commissariat général au développement durable).

Pour information le chiffre est de 2,6 Mteq CO2 sur le territoire de l’Agglomération.
Les émissions totales du territoire de Perpignan représentent donc + 40% des émissions du territoire de Perpignan Méditerranée.

  • Le transport de marchandises et de personnes représente le 1er poste d’émission de CO2 avec 48% : les enjeux en terme de mobilité et d’aménagement du territoire sont donc primordiaux.
  • Le 2e poste : le bâti avec 18% dont 12% pour le secteur de l’habitat résidentiel et 6% pour le secteur tertiaire est le 2e secteur et enjeu sur lequel la Ville peut porter son action. Sont estimées ici les émissions : de chauffage, de production d’eau chaude, d’utilisation de l’électricité, des émissions non énergétiques (liées aux fluides de la climatisation) du secteur de l’habitat et du secteur tertiaire.

Le diagnostic GES « du Patrimoine et des services » de Perpignan s’élève à : 27 000 teq CO2:

Second volet sur lequel la ville peut agir : l’exemplarité de son patrimoine et de son fonctionnement : la consommation énergétique des bâtiments, la consommation d’eau, les déplacements domicile-travail des agents, la commande publique… En effet :

  • les déplacements de personnes sont le 1er poste d’émission du bilan GES patrimoine et services de Perpignan (50%),
  • avec un patrimoine communal important, composé de plus de 500 bâtiments, les consommations énergétiques des bâtiments représentent 25% des émissions de GES et constituent le 2e poste.

Le Diagnostic des Vulnérabilités du territoire (à l’échelle de l’Agglomération) :

  • Le diagnostic des vulnérabilités met l’accent notamment sur la forte croissance démographique qui va fortement impacté la vulnérabilité du territoire : en 30 ans, la surface urbanisée a été multipliée par 3 à l’échelle du Schéma de Cohérence Territorial plaine du Roussillon (SCOT) ! (Source : DRE LR, DDTM66, AURCA 2011).
    Cette urbanisation s’accompagne en outre d’un déséquilibre territorial conséquent : la Ville de Perpignan concentre en effet 1/3 de la population du SCOT plaine du Roussillon. (NB : le périmètre du SCOT Plaine du Roussillon comprend 84 communes et représente au 1er janvier 2013 : 344 154 habitants).
  • Sur les Pyrénées-Orientales, l’augmentation des températures semble encore plus importante qu’au niveau national. Le projet Vulcain a observé une augmentation de + 1,5°C en 35 ans sur le Département et pointe une augmentation supplémentaire moyenne annuelle attendue de 1,5°C d’ici 2030.
  • Le changement climatique va amplifier les risques naturels existants : (inondations, sécheresse…) et la vulnérabilité du territoire comme des populations.
  • Les principaux enjeux identifiés pour Perpignan et sur lesquels la Ville peut agir sont :
    • un développement urbain assurant une gestion économe de l’espace (densification) : limitant l’étalement urbain et l’imperméabilisation des sols, privilégiant les déplacements doux (transports en communs, vélos, piétons) et l’intermodalité et préservant la trame verte et bleue.
    • de nouvelles formes urbaines : espaces publics et habitat « méditerranéens », permettant de préserver le cadre de vie tout en prenant en compte de la notion d’îlots de chaleur, le confort d’été et la préservation des ressources notamment.
    • la ressource en eau : économie (optimiser les techniques d’irrigation, réduire la pression sur la nappe pliocène…) et qualité de l’eau (réduction des phytosanitaires par exemple).