Deuxième étage

A - Salle de l'agriculture :
La vie pastorale
Le berger passe la moitié de l'année dans les estives. Après s'être assuré des autorisations de passage et des points d'eau, il part en tête du troupeau ; les animaux le suivent dans un ordre déterminé : béliers, moutons, brebis, agneaux ; les animaux auxiliaires, l'âne et le chien, ferment la marche.
Le berger est musicien, poète ou encore sculpteur sur bois. Cet artisanat délicat s'est développé dans toutes les Pyrénées et constitue ce que l'on appelle " l'art du berger ".
Avec son seau et son petit banc, le berger peut traire les bêtes dans la montagne, mais quelqu'un vient régulièrement chercher le lait. Le mortier écrase les fleurs d'artichaut sauvage dont le suc est utilisé comme présure pour le fromage.
L'agriculture
Avec la maîtrise de l'eau et des savoir-faire qu'elle structure, la communauté des maraîchers, a toujours eu une place indiscutable dans la société roussillonnaise.
La permanence au fil des siècles de la longue connaissance des pratiques, des gestes et des usages surprend encore aujourd'hui.
On cultivait en Roussillon beaucoup de céréales panifiables, base de l'alimentation.
il est personnalisé avec des marques et conservé sur des planchers suspendus au plafond ou dans des armoires, pour le préserver de l'humidité et des rongeur.
Cabane de pêcheur des étangs, bouquet de forgeron.
- La farine est fabriquée, dans des moulins à eau ou à vent.
- Le pain est parfois cuit dans des fours communautaires ;
B - Salle de l'artisanat :
Le tissage
Les draps roussillonnais étaient très réputés aux XIII° et XIV° siècle, du temps du Royaume de Majorque. Le lin, matière première provenait des Flandres. Le tissage se faisait en Roussillon et partait de Collioure dans tous les pays du pourtour méditerranéen. Le Traité des Pyrénées a sonné le glas de cette industrie en empêchant l'approvisionnement des anciens marchés.
Du point de vue artisanal, la fabrication du tissu est un travail domestique. Chaque paysan possède un champ de lin ou de chanvre que les femmes filent à la veillée.
Le tissage à proprement parler est la tâche du tisserand. Le travail sur métier à tisser est très lent : le tisserand produit une moyenne de deux mètres de tissus par jour.
Les coiffes catalanes
Jusqu'au XVI° siècle, des bandes de voile tiennent les cheveux des femmes. Puis, au début du XIX° siècle, l'industrie de la dentelle prend une grande extension à Perpignan; la coiffe catalane, aujourd'hui partie intégrante du costume traditionnel catalan féminin est donc récente.
La céramique, châles et mantilles, verrerie, hommage à Pau Casals.
C - Salle de l'équipement domestique :
Ameublement
Au XVIII° siècle, un certain nombre de meubles jusqu'alors réservés aux châteaux se retrouvent dans toutes les maisons. Ils sont fabriqués par les compagnons lors de leur tour de France, ce qui explique leur uniformisation, quelle que soit la région de France. Seuls les motifs décoratifs, leur donne une spécificité et une originalité propres.
On retrouve ici beaucoup de motifs végétaux, comme la marguerite et l'épi.
Huile d'olive
La plaine du Roussillon était couverte de cultures panifiables et d'oliviers, précieux pour leur huile : qu'elle soit sacrée des églises, lumière des foyers ou simplement alimentaire, l'huile d'olive est un des éléments marquants de l'agriculture roussillonnaise.
Cuivres, vaisselle, luminaires et tableaux de Louis Delfau.
D - Reconstitution de la cuisine du mas del Gleix, 1631
La cuisine est le lieu de vie de la maison. Ici la famille entière se retrouve et cet espace est celui de tous les échanges, de toutes les transmissions entre générations : le repas autour du pétrin, la veillée au coin du feu…
Le toit est alors l'incontournable symbole de la famille et ses tuiles décorées, art schématique stéréotypé très proche de celui des bergers protègent la maison des mauvais augures.
Cette cuisine reconstituée est celle du mas del Gleix, dans les hautes Aspres, retrouvé en ruines dans les années 1950 mais à la cuisine intacte.

