Balanços de les emissions de gasos amb efecte d'hivernacle

 

Présentation du Bilan Carbone « patrimoine services » 2019 de Perpignan (données 2017) :

Le code de l’environnement, dans son article L229-25, modifié par la loi Grenelle 2, impose aux communes de plus de 50 000 habitants, de réaliser un bilan de leurs émissions de gaz à effets de serre (Bilan GES) portant sur leur patrimoine et compétences.

Conformément à la loi, ce bilan doit être rendu public et mis à jours tous les 3 ans. La Ville de Perpignan a déjà réalisé et présenté au Conseil Municipal deux bilans GES. Le dernier a été présenté au Conseil municipal et publié en février 2016, concernant les données de références 2014.

Une mission d’assistance à maitrise d’ouvrage a donc été lancée en 2018 pour accompagner les services dans l’élaboration du nouveau bilan GES qui a été présenté au Conseil municipal du 7 février 2019.

 

Ce bilan comporte 3 catégories d’émissions dont les deux premières seulement sont obligatoires :

  • le scope 1 = les émissions directes liées à la consommation de combustibles de la collectivité. Par exemple le carburant des véhicules de sa flotte, le combustible pour le chauffage des bâtiments qu’elle occupe ainsi que les DSP et les régies.
  • le scope 2= les émissions indirectes associées à la consommation d'électricité de la collectivité. Sont pris en compte les émissions générées en dehors de la commune, pour produire cette électricité et l’acheminer.
  • le scope 3 = les autres émissions indirectes (dans ces autres émissions indirectes, on compte par exemple, les émissions liées à l’acheminement des produits achetés par la collectivité, les émissions liées au déplacement des salariés entre leur domicile et leur lieu de travail, les émissions de transports des visiteurs, les déchets…). Cette 3e catégorie étant optionnelle dans le Bilan GES

Comme pour les bilans 2012 et 2016, la Ville de Perpignan a fait le choix d’étudier les 3 catégories.

 

1) Le bilan carbone 2019 de Perpignan : présentation par scope

En 2019, les émissions de GES de la Ville de Perpignan (patrimoine et compétences) sont estimées à 43 500 tCO2e.

Ces émissions de GES reflètent l’activité nécessaire au fonctionnement des directions de la Ville et aux services rendus aux habitants.

 

 

* Les valeurs des bilans de 2012 et 2016 ont été recalculées avec les nouveaux « Pouvoir de Réchauffement Global » et les nouveaux facteurs d’émissions pour pouvoir être comparés.

 

> Les résultats montrent :

  • Une baisse régulière sur le scope 1, des émissions liées à la consommation de combustibles, avec une réduction de 21% par rapport au premier bilan de 2012. Cette baisse est le résultat des actions menées en matière de rénovation énergétique des bâtiments, à la mise en place du CPE, à la conversion du chauffage fioul vers le gaz (moins émetteur de co2) et aux efforts d’optimisation et de rajeunissement de la flotte de véhicules.

 

  • Sur le scope 2, les émissions liées à consommation d’électricité, nous avons d’abord une hausse, lié au fait que lors du 1er bilan, nous n’avions pas de suivi précis des consommations électriques pour grand nombre de bâtiment et équipements qui avaient donc été sous-évalués. Ce suivi a justement été mis en place dès 2013. Puis en 2019, nous avons une baisse qui est le résultat des actions menées en matière de rénovation des bâtiments et de modernisation de l’éclairage public.

 

> Le scope 3 quand, à lui continue d’augmenter. Cette augmentation s’explique par le fait que de nouvelles données ont été intégrées, notamment :

  • sur les déchets (où un suivi plus détaillé a été opéré et la quantité des déchets enregistrés a été multiplié par 3)
  • sur les déplacements (suite à des enquêtes réalisées, les déplacements des familles pour se rendre à l’école et des visiteurs des mairies de quartiers ont été ajoutés, les déplacements des visiteurs du Musée Rigaud également et une enquête a permis d’affiner les données de déplacements domicile-travail des agents).

 

2. Le bilan carbone 2019 de Perpignan : présentation par poste (ou domaine)

  • Comme en 2016, les déplacements des visiteurs représentent le 1er poste de ce bilan avec 60% des émissions de GES de la ville de Perpignan, pour 40 % en 2016. Cet écart est principalement dû à l’élargissement du périmètre (qui sera détaillé dans les parties suivantes).
  • Le second poste d’émissions est lié aux actes d’achats et d’immobilisations de la Ville, incluant les repas servis à la cantine et par le CCAS.
  • L’énergie est le 3e poste d’émissions. Il regroupe l’ensemble des consommations énergétiques du patrimoine bâti de la Ville, de ses équipements et de l’éclairage public.
  • Le 4e poste d’émissions est lié aux déplacements hors visiteurs, c’est-à-dire les déplacements des agents (professionnels et domicile-travail).
  • Le 5e poste déchets représente – de 1% du bilan.

 

3) Evolutions des bilans par postes (ou domaines) :

 

* Les valeurs des bilans de 2012 et 2016 ont été recalculées avec les nouveaux « Pouvoir de Réchauffement Global » et les nouveaux facteurs d’émissions pour pouvoir être comparés

 

> les déplacements visiteurs : + 115% entre 2016 et 2019   (+29% entre 2012 et 2016). Les émissions GES liées aux déplacements des visiteurs continuent d’augmenter et ce très fortement dans le dernier bilan, pour diverses raisons :

  • L’organisation de nombreuses manifestations culturelles et notamment l’ouverture du Musée Rigaud avec une grande exposition d’envergure internationale (Picasso) ayant attiré des visiteurs venant de l’étranger et se déplaçant majoritairement en avion. NB : des données à relativiser car les visiteurs étrangers ne sont pas tous venus exclusivement et seulement pour le Musée Rigaud.
  • Des enquêtes réalisées auprès d’un échantillon d’écoles et dans les mairies de quartier ont permis d’intégrer au calcul les déplacements des élèves et de leurs parents vers les différentes écoles de la ville, ainsi que les déplacements des visiteurs des mairies de quartier qui n’étaient pas comptabiliser dans les précédents bilans et qui malheureusement se déplacent en grande majorité en voiture.

 

> les achats et immobilisations : - 28% entre 2016 et 2019   (+62% entre 2012 et 2016).

Si le bilan de 2016 marquait une hausse liée à un travail avec les services qui avait permis d’affiner les données, le nouveau bilan montre une baisse significative liée notamment à la mise à jour des facteurs d’émission des achats, qui étaient sur évalués dans la précédente version de l’outil.

 

> les déplacements : + 26% entre 2016 et 2019   (-15% entre 2012 et 2016)

  • Les déplacements domicile/travail progressent : en effet, le Plan de Déplacement a permis de connaître plus précisément les habitudes des agents et de prendre en compte la part qui rentrent manger chez eux > augmentation des émissions de 45% malgré une baisse de l’effectif.
  • Les déplacements professionnels baissent : grâce à l’optimisation de la flotte municipale, tant sur les usages que sur les caractéristiques (véhicules plus jeune et faiblement émetteur de CO2…).

 

 > L'energie : - 13 % entre 2016 et 2019    (-23% entre 2012 et 2016)

La baisse est perceptible sur les deux  bilans. Elle est le résultat des efforts importants réalisés en matière de politique de rénovation des bâtiments, à la mise en place du CPE et aux mesures de modernisation du parc d’éclairage public qui se sont poursuivies.

 

> déchets : ce poste n’était que partiellement connu lors du précédent bilan carbone. Un suivi plus détaillé a été opéré et la quantité de déchets enregistrés a été multiplié par 3, d’où l’augmentation des émissions malgré une diminution du facteur d’émission du traitement par incinération des ordures ménagères.

 

4) Comparaison des émissions entre 2012, 2016 et 2019 à périmètre constant* en tCO2e

Chaque année, la ville de Perpignan cherche à affiner et à compléter les données qu’elle collecte pour réaliser son Bilan Carbone®. Cela lui permet de connaître de manière de plus en plus précise l'origine de ses émissions de gaz à effet de serre, et ainsi de pouvoir agir le plus efficacement pour les réduire. Cependant, plus on inclue de bâtiments et de services dans l’étude, plus les émissions calculées augmentent et il est ainsi très difficile de comparer et de connaître les résultats des efforts réalisés par la collectivité depuis 2012.

Pour cela, un recalcule des émissions à périmètre constant est réalisé, c’est-à-dire que les bilans de 2016 et 2019 sont « tronqués » pour ne prendre en compte que les bâtiments et services étudiés en 2012.

Ainsi, si on compare l’évolution des Bilans, à périmètre constant, la baisse des émissions de GES est significative et se confirme avec -8% en 2016 et encore -8% en 2019, soit une baisse de 4 200 tonnes par rapport au premier blan, équivalent à plus de 160 tour du monde en avion !