Les hôpitaux militaires

Le 2 août 1914, alors que les tous premiers convois de soldats pour le front quittent la gare de Perpignan, plusieurs bâtiments sont réquisitionnés pour être transformés en hôpitaux militaires, l’hôpital militaire permanent Saint-Martin (rue Foch) ne présentant pas des capacités suffisantes d’accueil pour les blessés.

Le premier convoi de blessés arrive à la gare le 19 août. Pendant quatre ans, Perpignan ne va cesser de recevoir des soldats dont il fallait apaiser les souffrances physiques et mentales.

Les hôpitaux sont divisés en plusieurs catégories : auxiliaires, complémentaires et bénévoles.

Bien que placés sous le contrôle de l’autorité militaire, ces hôpitaux dépendent de la Croix-Rouge et de ses deux principales composantes : la Société de Secours aux Blessés Militaires (SSBM) et l’Union des Femmes Françaises (UFF) qui en assurent la totalité de la gestion.

À la fin de l’année 1914, la capacité d’accueil de soldats blessés ou malades des hôpitaux militaires de la Place de Perpignan atteint 1 724 lits.

La population perpignanaise se mobilise pour accueillir du mieux possible tous ces blessés. Les dons affluent, en argent, en linge, etc.
L’orchestre symphonique du chef de fanfare Capillaire va d’hôpitaux en hôpitaux, multipliant concerts et spectacles à fortes connotations patriotiques tous les dimanches après-midi. Les blessés eux-mêmes composent un orchestre symphonique. L’œuvre du livre se charge de collecter revues et ouvrages pour offrir la lecture aux hospitalisés, etc.
Médecins et infirmières volontaires de la Croix Rouge, de nombreux religieux et religieuses aussi se portent sans relâche au chevet des blessés.

D’après Jean Dauriach : « Les hôpitaux militaires et les infirmières de la Croix-Rouge », Perpignan pendant la première Guerre mondiale, Nouvelles éditions Sutton, Tours, octobre 2018.