Exposition "A la recherche de l'impossible profondeur" Michel Bertrand

Du 11 Juillet au 29 Septembre 2020
Exposition "A la recherche de l'impossible profondeur" Michel Bertrand

 

La Direction de la culture de la Ville de Perpignan, en collaboration avec le Cercle Rigaud, association des Amis du Musée d’art Hyacinthe Rigaud, a le plaisir de présenter l'exposition consacrée à Michel Bertand.
Michel Bertrand naît à Montpellier en 1935, dans une famille bourgeoise qui a prospéré dans la fabrication du papier. Très tôt, ce support devient sa matière de prédilection, y laissant son empreinte personnelle et reconnaissable. Il se servira de ce médium comme trame tout au long de sa démarche artistique et de sa recherche fondamentale.
En 1957, Michel Bertrand s’engage dans un cursus artistique à l’école des beaux-arts de Montpellier où il fait preuve d’engouement et s’attache à être le meilleur dans son domaine. Plus tard, à Paris, il vit une vie de bohème, avec des années de galère où il ne gâche rien, usant ses couleurs à l’extrême. Il devient l’ami du peintre, poète et musicien Jean-Michel Suc dont il fera un splendide portrait « à l’économie ».
Il décroche un poste d’enseignant à l’école des beaux-arts de Perpignan en 1968, y insufflant un sang neuf. Parallèlement, il poursuit ses expérimentations artistiques et propose, en 1972, un projet d’exposition ambitieux et festif regroupant une trentaine de jeunes artistes en devenir. Le 27 mai 1972, démarre l’occupation de la rue Mailly à Perpignan avec des noms qu’aujourd’hui on salue, comme Boltanski, Ben, Bioules ou Viallat.
L’art de Michel Bertrand n’est pas facilement classable. Il est un touche-à-tout et se lance des défis à la hauteur de ses exigences. Il travaille la peinture, le goudron, puis dérive naturellement vers le papier qu’il modèle à la manière d’un sculpteur. Pour se détacher de médiums insuffisants à ses yeux, il se tourne vers l’idée de la boîte qui sacralise l’intériorité des choses, franchissant une rive spirituelle.
Avec ses stupas, sanctuaires de bois et reliquaires, l’artiste franchit une étape initiatique quasiment cosmique, dans la maturité d’une réflexion aboutie. Sa pleine conscience le mène sur le chemin de la création faite pour durer dans l’ailleurs, touchant du doigt que de sa propre mort naîtra une nouvelle vie.

 


Centre d'art contemporain Walter Benjamin - Place du Pont d'en Vestit
Ouvert tous les jours de 10h30 à 18h30
Entrée libre