Le Programme du Mois de Mars
Samedi 1er mars à 15 h 30
Médiathèque, rue Émile Zola, Perpignan
« Les trois Girart de Roussillon » par Georges Puig
« Les trois comtes Girard et le testament de Girard II (4 juillet 1172) qui lègue le Roussillon à l’Aragon »: En 1099, Girart entre en première ligne dans Jérusalem à la tête des croisés avec ses vaillants soldats roussillonnais, et entre dans la légende. En 1172, son petit-fils, Girart II, donne le Roussillon au roi d’Aragon « bien que n’y aillant aucun droit ». La légende de Girart de Roussillon est en marche, créant ainsi un troisième comte Girart, celui de la Chanson de Girart de Roussillon.
Jeudi 6 mars à 18 h 30
Salle des Libertés, 3 rue Bartissol, Perpignan
« Perpignan, capitale du royaume de Majorque et ville aragonaise » par Elisabeth Doumeyrou (directrice Patrimoine, musées et archéologie, Ville de Perpignan).
« Perpignan, capitale du royaume de Majorque et ville aragonaise :
C’est déjà à partir de Jacques Ier le dit le Conquérant, et ensuite principalement pendant le royaume de Majorque, que Perpignan gagne pour longtemps son organisation urbaine. A partir de 1345, et au travers de la période française de la fin du XVe siècle, elle s’intègre dans les courants architecturaux, mais aussi dans les grands échanges méditerranéens de la couronne aragonaise. »
Samedi 8 mars à 15 h 30
Ancien couvent Sainte-Claire, rue Derroja, Perpignan
« La mort de Philippe le Hardi à Perpignan le 5 octobre 1285 et le legs des Saintes-Epines à l’église Saint-Matthieu » par Josiane Cabanas (journaliste-historienne).
Mort de Philippe III Le Hardi à Perpignan et Legs de quatre épines de la couronne du Christ.
Le 5 octobre 1285, le roi de France Philippe III le Hardi mourait à Perpignan, au terme de ce que l’on pourrait appeler une fausse croisade et une vraie guerre. Pour comprendre les circonstances de la mort du roi de France dans notre ville, alors capitale du royaume de Majorque, il convient de remonter au partage du royaume d’Aragon et du comté de Catalogne par Jaume Ier El Conqueridor, et aux Vêpres Siciliennes qui embrasèrent Palerme le 30 mars 1282. Si ces deux évènements peuvent paraître, de prime abord, étrangers l’un à l’autre, dans la réalité ils font partie du roman dans lequel s’écrivit une page très sombre de l’histoire du Roussillon. Cependant, c’est aussi la mort du roi de France au Palais des Rois de Majorque qui détermina, par le legs qu’il fit de quatre épines de la couronne du Christ, une dévotion qui marqua l’église Saint-Matthieu dès le XIIIe siècle et qui perdure encore de nos jours. (Josiane Cabanas)
Mercredi 12 mars à 18 h 30
Palais des Corts, place des Orfèvres, Perpignan
« Sanche de Majorque et Perpignan » par Georges Puig
L’infant Don Sancho n’était pas l’ainé, et n’était pas destiné au trône. Bien que n’ayant pas d’héritier légitime, il maintint l’indépendance du royaume de Majorque face aux velléités des rois d’Aragon. Sa vie n’a cessé d’être un combat contre le destin.
Lundi 17 mars à 18 h 30
Hôtel Pams, rue Émile Zola, Perpignan
« Perpignan, un port sans rivage ? » par Damien Coulon
(Maître de Conférences HDR en Histoire Médiévale à l’Université de Strasbourg) suivie de la dédicace de son ouvrage « Un port sans rivage ? Grand commerce, réseaux et personnalités marchandes à Perpignan à la fin du Moyen Âge » (éditions Casa de Vélazquez).
Mercredi 19 mars à 18 h 30
Église Sainte-Marie de Château-Roussillon, Perpignan
« Guillem de Cabestany et les troubadours roussillonnais » par Michel Adroher (enseignant-chercheur, UPVD), suivie de la dédicace de son ouvrage Les troubadours roussillonnais (XIIe-XIIIe siècles), Publications de l’Olivier, 2013.
Intermède musical par l’ensemble de musique médiévale Saurimonda.
Les troubadours roussillonnais attendaient depuis plus de sept cents ans que leurs chansons fussent rassemblées en un recueil unique. Ces poètes-musiciens méconnus occupent pourtant, dans le monde du trobar en général et dans celui de la lyrique médiévale en particulier, une place à la fois originale et conforme à la tradition. Par l'époque dans laquelle ils s'inscrivent, celle des grands troubadours classiques, par leur prédilection pour la canso, le genre poétique roi, et par la thématique amoureuse qu'ils développent au sein de leurs œuvres, ces chantres de la fin'amor entrent de plain-pied dans le cadre de l'orthodoxie courtoise. Parmi ceux-ci se détache, à la charnière des XIIe et XIIIe siècles, la figure tragique de Guillem de Cabestany. Amoureux de la belle Saurimonda, épouse du bouillant Ramon de Castell Rosselló, il paya cher sa passion : le mari jaloux lui arracha le cœur qu’il offrit à sa femme en guise de repas...
Michel ADROHER, professeur à l’université de Perpignan, présentera à travers une riche iconographie l’histoire et l’œuvre de ces troubadours, accompagné musicalement par Gisela BELSOLLÀ et l’ensemble SAURIMONDA.
Michel Adroher est maître de conférences en langue et littérature médiévales à l'Université de Perpignan Via Domitia. Il travaille essentiellement sur les rapports d'influence qui se sont tissés au cours du Moyen Âge entre les littératures française, catalane et occitane. Auteur d’un ouvrage sur les troubadours roussillonnais, il prépare actuellement à Barcelone l’édition de la Stòria del Sant Grasal, version catalane de la Queste del Saint Graal.
Gisela Bellsolà et l’ensemble Saurimonda : Après une formation théâtrale et musicale, Gisela Bellsolà oriente sa carrière vers le chant, à travers ses propres compositions, ou comme interprète de la culture catalane, puis dirige ses recherches vers la musique médiévale : El Cant de la Sibil·la, thème emprunté à un très ancien fond de tradition mythique, mais aussi les chants des troubadours. Elle crée avec Michel Maldonado l'ensemble de musique médiévale Saurimonda, avec lequel elle enregistre le CD Ab la Fresca clardat, chants des troubadours roussillonnais.


Samedi 22 mars à 15 h 30
Salle des Libertés, 3 rue Bartissol, Perpignan
« L’Imagerie festive et traditionnelle perpignanaise, géants et autres entremets » par Cédrik Blanch (responsable-adjoint du musée Casa Pairal, Ville de Perpignan).
A l’occasion des 1000 ans de la Ville de Perpignan, il nous est donné de lever le voile sur des éléments festifs qui passent aujourd’hui quelque peu inaperçus. Bestiaire, géants et autres « entremets », font partie de l’imagerie traditionnelle qui savait attirer les grandes foules et tenir une place importante dans les cortèges qui étaient organisés dans la cité. Symboles communautaires, identitaires mais aussi protocolaires, tous tenaient une place de choix dans les processions et les évènements exceptionnels. Si l’origine des géants et des autres éléments connus aujourd’hui à Perpignan ne remonte qu’aux années 1960, la tradition en Roussillon et à Perpignan remonte bien plus loin dans notre histoire. A quel moment et pourquoi ces éléments étaient-ils utilisés, quels étaient-ils et pourquoi un renouveau dans les années 1960 ? Cet exposé nous permettra d’aller à la rencontre d’une tradition qui a su traverser le temps.




Perpignan Méditerranée Métropole
Office de Tourisme de Perpignan
Musée d'art Hyacinthe Rigaud
Théâtre de l'Archipel
Visa pour l'image